Le 3 novembre 2012

Le sommeil d’or

Davy Chou, jeune réalisateur, signe un premier documentaire émouvant, profond, sur les vestiges du cinéma cambodgien dont son grand-père fut un des principaux acteurs. Lorsqu’il part sur les traces de cet aîné Davy n’a pas encore conscience des fantômes qu’il croisera. Car le cinéma cambodgien a seulement existé pendant 15 années. De L’oiseau du Paradis en 1960, que Marcel Camus vient tourner au Cambodge, à l’arrivée des Khmers Rouges, 400 productions feront l’émerveillement du pays avant de sombrer dans la nuit la plus absolue. Se replonger dans le passé – remonter le temps (comme figure le plan d’ouverture) – a-t-il été bénéfique ? Ne trouve -t-on pas dans la particularité du cinéma cambodgien un témoignage plus vaste sur l’humanité ? Voici quelques une des questions que nous avons pu poser au réalisateur, ainsi qu’à Jacky Goldberg, producteur du film, également connu comme rédacteur aux Inrockuptibleslors de leur venue dans notre salle

 

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