Davy Chou, jeune réalisateur, signe un premier documentaire émouvant, profond, sur les vestiges du cinéma cambodgien dont son grand-père fut un des principaux acteurs. Lorsqu’il part sur les traces de cet aîné Davy n’a pas encore conscience des fantômes qu’il croisera. Car le cinéma cambodgien a seulement existé pendant 15 années. De L’oiseau du Paradis en 1960, que Marcel Camus vient tourner au Cambodge, à l’arrivée des Khmers Rouges, 400 productions feront l’émerveillement du pays avant de sombrer dans la nuit la plus absolue. Se replonger dans le passé – remonter le temps (comme figure le plan d’ouverture) – a-t-il été bénéfique ? Ne trouve -t-on pas dans la particularité du cinéma cambodgien un témoignage plus vaste sur l’humanité ? Voici quelques une des questions que nous avons pu poser au réalisateur, ainsi qu’à Jacky Goldberg, producteur du film, également connu comme rédacteur aux Inrockuptibleslors de leur venue

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